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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 10:45

Jubilée : Elisabeth II, une reine dans l’histoire

 

C’est aujourd’hui le 59 e  anniversaire du couronnement d’Elisabeth II, l’occasion de fêter, avec dignité et tout le faste qu’il se doit, son jubilé de diamant. Il y a soixante ans jour pour jour, la très jeune et très jolie princesse succédait à son père, le roi George VI, sur le trône d’Angleterre et d’Ecosse.

Un très long bail qui permet à la souveraine de talonner la reine Victoria, détentrice du record du plus long règne (63 ans) de toute l’histoire du Royaume-Uni.

A 86 ans, la doyenne des têtes couronnées européennes, chef d’Etat de seize pays du Commonwealth, ne s’est jamais mêlée de politique. Mais elle a été la contemporaine de tous les grands de ce monde arrivés au pouvoir après la Seconde Guerre mondiale. Alors que se succédaient, auprès d’elle, 12 Premiers ministres britanniques, la souveraine a rencontré 2 des 6 papes, 11 des 12 présidents des Etats-Unis, tous les présidents français, y compris René Coty, le dernier de la IVe République, mais pas encore François Hollande… trop fraîchement élu. Elle adore la , dont elle parle parfaitement la langue, avec un délicieux accent, y a effectué quatre visites d’Etat et de très nombreux séjours privés, histoire de voir de près les plus beaux chevaux de nos haras.

Au zénith de sa popularité

 

Elisabeth II règne, mais ne gouverne pas, ce qui ne l’empêche pas de prendre son rôle très au sérieux. Pas question d’échapper à ses ! La reine a effectué 93 voyages officiels à l’étranger, fait plus de 10 tours du monde, baptisé 23 paquebots, posé pour 150 portraits officiels… Elle n’a pas manqué une seule année de prononcer le discours du trône, écrit par le Premier ministre, qu’elle lit lors de la rentrée solennelle du , ni le message de Noël, rédigé de sa main et retransmis sur les ondes. Elle lit tous les matins les journaux, repassés de frais pour ne pas lui salir les mains, se plonge dans les dépêches venues, dans deux boîtes de maroquin rouge frappées de ses initiales ER (Elizabeth Regina), du 10 Downing street, la résidence du Premier ministre. Un Premier ministre qu’elle reçoit en tête à tête tous les mardis, en fin d’après midi, dans son bureau de Buckingham Palace. Rien n’a jamais filtré de ces entretiens, où tout peut être abordé.

Sa discrétion, son courage devant les épreuves, familiales ou autres, ont fait leur œuvre. Au crépuscule de sa vie, sa gracieuse majesté est au zénith de sa popularité. « Elle est à son apogée, au même niveau que lors de son couronnement », relève l’historienne Kate Williams. Les sondages ne démentent pas cette affirmation. Fin mai, Elisabeth II caracolait à 80% d’avis favorables dans les sondages. Il y a quelques jours, le « Guardian », quotidien du centre gauche, se félicitait presque de constater que 69% des personnes interrogées considéraient que, sans la monarchie, la situation « serait pire ». Les Britanniques s’étaient enthousiasmés l’année dernière pour le « mariage du siècle », celui du prince William, second dans l’ordre de succession au trône, et de Katherine Middleton. Ils jubilent à l’idée de célébrer leurs noces de diamant avec celle qui représente, mieux que quiconque, la stabilité et leur identité nationale. Et ils prient pour que demain dimanche le temps soit beau. Un millier d’embarcations vont descendre la Tamise, dans le sillage de la barge royale où seront assises trois générations de Windsor, dont la reine. Que Dieu la protège! Catherine Tardrew

leParisien.fr

Par Moicani - L'Odéonie - Publié dans : L'Odéonie - Communauté : L'Odéonie
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