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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 09:42

 

 

 

 

 

Vladimir Nabokov, Lolita, Chapter 25

Wanted, wanted: Dolores Haze.
Hair: brown. Lips: scarlet.
Age: five thousand three hundred days.
Profession: none, or "starlet"

Where are you hiding, Dolores Haze?
Why are you hiding, darling?
(I Talk in a daze, I walk in a maze
I cannot get out, said the starling).

Where are you riding, Dolores Haze?
What make is the magic carpet?
Is a Cream Cougar the present craze?
And where are you parked, my car pet?

Who is your hero, Dolores Haze?
Still one of those blue-capped star-men?
Oh the balmy days and the palmy bays,
And the cars, and the bars, my Carmen!

Oh Dolores, that juke-box hurts!
Are you still dancin', darlin'?
(Both in worn levis, both in torn T-shirts,
And I, in my corner, snarlin').

Happy, happy is gnarled McFate
Touring the States with a child wife,
Plowing his Molly in every State
Among the protected wild life.

My Dolly, my folly! Her eyes were vair,
And never closed when I kissed her.
Know an old perfume called Soliel Vert?
Are you from Paris, mister?

L'autre soir un air froid d'opera m'alita;
Son fele -- bien fol est qui s'y fie!
Il neige, le decor s'ecroule, Lolita!
Lolita, qu'ai-je fait de ta vie?


Dying, dying, Lolita Haze,
Of hate and remorse, I'm dying.
And again my hairy fist I raise,
And again I hear you crying.

Officer, officer, there they go--
In the rain, where that lighted store is!
And her socks are white, and I love her so,
And her name is Haze, Dolores.

Officer, officer, there they are--
Dolores Haze and her lover!
Whip out your gun and follow that car.
Now tumble out and take cover.

Wanted, wanted: Dolores Haze.
Her dream-gray gaze never flinches.
Ninety pounds is all she weighs
With a height of sixty inches.

My car is limping, Dolores Haze,
And the last long lap is the hardest,
And I shall be dumped where the weed decays,
And the rest is rust and stardust.

 

 

 

Perdue : Dolorès Haze. Signalement :
Bouche « éclatante », cheveux « noisette » ;
Age : cinq mille trois cents jours (presque quinze ans !)
Profession : « néant » (ou bien « starlette »).

Où va-t-on te chercher, Dolorès quel tapis
Magique vers quel astre t’emporte ?
Et quelle marque a-t-elle – Antilope ? Okapi ? -
La voiture qui vibre à ta porte ?

Qui est ton nouveau dieu ! Ce chansonnier bâtard,
Pince-guitare au bar Rimatane ?
Ah, les beaux soirs d’antan quand nous restions si tard
Enlacés près du feu, ma Gitane ?

Ce maudit würlitzer, Lolita, me rend fou !
Avec qui danses-tu, ma caillette ?
Toi et lui en blue jeans et maillot plein de trous,
Et moi, seul dans mon coin, qui vous guette.

Mac Fatum, vieux babouin, est bienheureux, ma foi !
Avec sa femme enfant il voyage,
Et la farfouille au frais, dans les parcs où la loi
Protège tout animal sauvage.

Lolita ! Ses yeux gris demeuraient grands ouverts
Lorsque je baisais sa bouche close.
Dites, connaissez-vous le parfum « soleils verts » ?
Tiens, vous êtes français, je suppose ?

L’autre soir, un air froid d’opéra m’alita.
Son fêlé – bien fol est qui s’y fie !
Il neige. Le décor s’écroule, Lolita !
Lolita, qu’ai-je fait de ta vie ?

C’est fini, je me meurs, ma Lolita, ma Lo !
Oui je meurs de remords et de haine,
Mais ce gros poing velu je le lève à nouveau,
A tes pieds, de nouveau, je me traîne.

Hé, l’agent ! Les voilà – rasant cette lueur
De vitrine que l’orage écrase ;
Socquettes blanches : c’est elle ! Mon pauvre coeur !
C’est bien elle, c’est Dolorès Haze.

Sergent rendez-la moi, ma Lolita, ma Lo
Aux yeux si cruels, aux lèvres si douces.
Lolita : tout au plus quarante et un kilos,
Ma Lo : haute de soixantes pouces.

Ma voiture épuisée est en piteux état,
La dernière étape est la plus dure.
Dans l’herbe d’un fossé je mourrai, Lolita,
Et tout le reste est littérature.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi je m'appelle Lolita
Lo ou bien Lola
Du pareil au même
Moi je m'appelle Lolita
Quand je rêve aux loups
C'est Lola qui saigne
Quand fourche ma langue,
j'ai là un fou rire aussi fou
Qu'un phénomène Je m'appelle Lolita
Lo de vie, lo aux amours diluviennes

Moi je m'appelle Lolita
Collégienne aux bas
Bleus de méthylène
Moi je m'appelle Lolita
Coléreuse et pas
Mi-coton, mi-laine
Motus et bouche qui n'dis pas
À maman que je suis un phénomène
Je m'appelle Lolita
Lo de vie, lo aux amours diluviennes

Repeat Refrain

C'est pas ma faute
Et quand je donne ma langue aux chats
Je vois les autres
Tout prêts à se jeter sur moi
C'est pas ma faute à moi
Si j'entends tout autour de moi
Hello, helli, t'es A (L.O.L.I.T.A.)
Moi Lolita
Tout les gens comme il faut se retourne sur moi 
Principalement les femmes je ne s'est pas pourquoi? 
Elle relook mes chaussure mes chaussettes et ma jupe 
J'lai entend murmuré des drôle de mots comme P*te. 

Lolita Lolita Go home 
Lolita Lolita Go home 
Looolita Loooolita Lolita go home 

On me chasse de partout comme des boules de fliper 
Qui se prennent a veuglement dans les machines en fer 
J'ai tout mit dans un sac des cartons et fiselle 
Jene pouvais plus suporter ces sarquismes cruelle
Young teacher, the subject
Of schoolgirl fantasy
She wants him so badly
Knows what she wants to be
Inside her there's longing
This girls an open page
Book marking - she's so close now
This girl is half his age

Don't stand, don't stand so
Don't stand so close to me

Her friends are so jealous
You know how bad girls get
Sometimes it's not so easy
To be the teachers pet
Temptation, frustration
So bad it makes him cry
Wet bus stop, she's waiting
His car is warm and dry

Don't stand, don't stand so
Don't stand so close to me

Loose talk in the classroom
To hurt they try and try
Strong words in the staffroom
The accusations fly
Its no use, he sees her
He starts to shake and cough
Just like the old man in
That book by nabakov


Don't stand, don't stand so
Don't stand so close to me

Don't stand, don't stand so
Don't stand so close to me
Amour pervers
Me susurre Henry Miller
Dans son Tropique du Cancer
Du Cancer
Baudelaire
Me donne ce soir la chair
De poulette littéraire
Dans mon rocking-chair

Apollinaire
En a aussi des sévères
Et des pas mûres dans ses vers
Dans ses vers
Onze mille ver-
Ges me sens à bout de nerfs
Agitée comme un shaker
Dans mon rocking-chair

Est-ce en mystère
Vingt ou en hélicoptère
Que viendra Humbert Humbert
Je me ferai légère
Comme du polyester
Basculée les jambes en l'air
Dans mon rocking-chair
Par Moicani - L'Odéonie - Publié dans : L'Odéonie - Communauté : L'Odéonie
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