Partager l'article ! Anniversaire de Bernard Clavel: Il est né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier dans le Jura, son père était boulanger et sa mère fleurist ...
Il est né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier dans le Jura, son père était boulanger et sa mère fleuriste. A quatorze ans il quitte l’école et entre apprentissage chez un pâtissier de Dole. Il y reste deux années marquées par un patron injuste et brutal. Il exerce ensuite plusieurs métiers : vigneron, lunetier, bûcheron, manœuvre, sculpteur, peintre de décorations murales, jardinier, lutteur de foire … il commence alors à peindre et à écrire. Il perd sa mère en 1945 et son père en 1948. Il travaille à la sécurité sociale. Sa première nouvelle est publiée dans Le Progrès en 1954. En 1956, paraît son premier roman « L’ouvrier de la nuit » publié chez Julliard. En 1958, il travaille dans un atelier de reluire, puis entre au journal Le Progrès comme journaliste reporter. En 1968, il reçoit le Prix Goncourt pour « Les Fruits de l’hiver ». Il recevra plus de vingt prix littéraires En 1970, il s’installe à Château-Chalon. Bernard Clavel est élu membre de l’Académie Goncourt en 1971, il démissionne en 1977 pour se consacrer à l’écriture. Il publie près d’une centaine livres dont ses grandes fresques « La grande patience « , « Le royaume du nord » et « Les colonnes du ciel ». Certains connaissent des tirages qui atteignent plusieurs millions d’exemplaires. Beaucoup de ses romans seront traduits dans une vingtaine de langues. De nombreux romans seront adaptés par le cinéma et la télévision. C’est grâce au succès de l’adaptation télévisée de son roman « L’Espagnol » qu’il peut se consacrer exclusivement à l’écriture et la peinture.
Eternel révolté, épris de justice et de paix, Bernard Clavel mène de nombreux combats. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il soutient le fonds associatif Non Violence. Il s’est opposé à la construction du Grand Canal, à la reprise des essais nucléaire par Chirac. Grand voyageur Bernard Clavel a déménagé une quarantaine de fois entre Dole, Lyon, Annecy, Vernaison, Chelles, Brunoy, Château-Chalon, Villeneuve-sur-Yonne, le Québec, Paris, Saint-Rémy-de-Provence, l’Irlande, le Bordelais. Partout il écrit et peint
« Bernard Clavel est un des plus fidèles représentants du roman du terroir. Il tire son inspiration de sa vie et d’une observation aiguë du monde qui l’entoure. Il aime décrire les existences rudes et ses personnages évoluent souvent dans des milieux ruraux ou sauvages. »
Bernard Clavel a été désigné par un sondage SOFRES comme l’un des trois écrivains préférés des Français



Quarante-deuxième déménagement pour le romancier prolifique et migrateur. Après l'Irlande, la Suisse, le Bordelais... le voici près de Bourg-en-Bresse.
Il y a un an et demi, Bernard Clavel déménageait pour la quarante-deuxième fois! La dernière, affirme-t-il sans conviction. Mais quel que soit l'endroit où sa femme Josette Pratte et lui posent leurs valises, ils recherchent toujours la solitude, le silence, la nature et un grand parc pour que leurs deux molosses, Antigone et Tolstoï, gambadent à leur aise. Cette fois, après l'Irlande, la Suisse, la Savoie, la Provence, le Bordelais, c'est à une vingtaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse que l'écrivain s'est installé. Dans une belle demeure chaleureuse dont on pourrait imaginer qu'elle appartient à sa famille depuis des générations. Mais non, même les meubles ont été chinés dans la région. Il reste des travaux à faire, ce qui rend Clavel bougon. «J'ai dû déménager mon bureau trois fois, et je n'arrive pas à écrire au son du marteau-piqueur.»
Aujourd'hui, il sort un album intitulé L'hiver dont il a écrit le texte, peint les illustrations et pris les photos. Et paraissent dans la collection Omnibus les deux premiers volumes de ses oeuvres complètes qui en comprendront huit en tout. Ces deux tomes couvrent la période de 1955 à 1969: de Vorgine, son premier roman, aux Fruits de l'hiver, prix Goncourt 1968, en passant par L'Espagnol, dont l'adaptation télévisée le fit connaître du grand public. Se plonger dans les livres de Bernard Clavel, c'est se réconcilier avec la littérature française, loin de la mode. Ses romans pleins d'énergie sont ancrés dans la nature et fuient les villes. Ses personnages éprouvent de l'amour, de la colère, et il leur arrive de se laisser aller à la violence. Ce sont des livres qui n'ont pas vraiment besoin des critiques littéraires pour rencontrer un vaste et fidèle public. D'ailleurs, depuis qu'il a démissionné de l'académie Goncourt en 1977, la presse ne parle plus beaucoup de Bernard Clavel!
Nous commençons par prendre le café dans un petit salon, où de tous côtés la vue sur le parc est imprenable. Des livres de photos posés sur la table nous rappellent la passion de l'écrivain. Chaque pièce a une bibliothèque. Au salon, les classiques. C'est là que leur chien Tolstoï a dévoré une Pléiade. Et devinez sur quel titre il a jeté son dévolu: Guerre et paix! Nous grimpons un étage pour arriver dans une jolie pièce où il n'y a pas un seul ordinateur, mais des stylos et du papier, une bibliothèque avec les auteurs fétiches de Clavel comme Jean Reverzy, Mac Orlan, Dorgelès. C'est là que chaque matin, on pourrait presque dire chaque nuit puisqu'il se lève vers quatre heures, il écrit.
Rien pourtant ne prédestinait ce fils de boulanger à devenir romancier. A seize ans, alors qu'il est malade, sa mère déniche une malle au grenier dans laquelle son père a entassé des livres achetés à un colporteur: il s'agit de l'oeuvre intégrale de Victor Hugo. «Ce fut pour moi une découverte miraculeuse. J'étais ouvrier chez un confiseur à Lons-le-Saunier, et j'écrivais des poèmes à mes heures perdues. Mais je n'avais lu jusqu'alors que les textes des livres de classe.» Victor Hugo lui ouvre le monde de la littérature. A la fin de la guerre, il décide de se jeter à l'eau, d'arrêter la confiserie pour consacrer ses journées à la peinture et à l'écriture. Deux de ses contes sont acceptés par Le Progrès de Lyon, qui publiera aussi son premier roman en feuilleton, Vorgine, en 1955. «Je démarrais dans cette vie littéraire. Mais cela ne suffisait pas à me faire vivre. J'avais une femme et des enfants. Alors je suis entré à la Sécurité sociale.» Il la quitte après neuf ans, effectue un bref passage chez un relieur, puis rejoint Le Progrès comme journaliste.
En 1966, L'Espagnol, son roman, est adapté à la télévision. C'est un énorme succès qui lui permet cette fois de se consacrer complètement à l'écriture. Cela d'autant plus que, deux ans plus tard, il obtient le prix Goncourt pour Les fruits de l'hiver. «J'ai dit à Robert Laffont, «Je te donne deux mois». Puis après je me suis remis au boulot.» Depuis, il publie à un rythme soutenu, puisqu'il a signé à ce jour quatre-vingt-quatorze livres de toutes sortes (romans, nouvelles, albums ou ouvrages pour enfants). Au moment où il a l'impression de s'essouffler un peu, à la fin des années soixante-dix, il rencontre Josette Pratte, lors d'un voyage au Québec. C'est le coup de foudre. En quelques jours, il quitte tout pour aller vivre là-bas. «Ce fut aussi un coup de foudre littéraire, car elle a travaillé sur mes livres qui sont devenus bien meilleurs. Et elle m'a apporté Le royaume du Nord. »
Après quelques années, tous deux décident de rentrer en Europe, où ils commencent leurs balades, jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent à La Combatière. «Pour être certains que l'on ne bougera plus, j'ai déjà acheté nos tombes dans le cimetière du village!» Sa femme, qui a pris en main les travaux de la maison, s'est aménagé un ravissant bureau-salon dans le grenier où dort en toute tranquillité Zelda, la chatte. C'est là qu'elle écrit ses romans, ou «qu'elle trouve tous les prétextes pour ne pas les écrire: refaire la maison, travailler sur les livres de Bernard, préparer l'édition Omnibus.» Elle s'est passionnée pour cette maison, comme elle se passionne pour tout ce qu'elle fait. On a l'impression qu'il doit y avoir des discussions houleuses chez les Clavel surtout lorsqu'il lui montre un manuscrit de huit cents pages «et qu'elle me dit que c'est de la bouillie pour chats»! On sent que cet événement est encore frais dans les mémoires! Et comment Bernard Clavel a-t-il réagi à cette charmante critique? «Que vouliez-vous que je fasse? J'ai recommencé!»
L'hiver. Texte et images de Bernard Clavel. Nathan, 191 p., 37,50 euros.
« Clavel ne donne ni dans la bourgeoisie aisée ni dans l’aristocratie mélancolique. Ceux qui redoutent de
se trouver confrontés avec la misère des gens de peu évitent sans doute de le lire. Et ils auront tort. Quel ami des lettres n’a pas été secoué à un moment ou un autre par l’ouragan Clavel
? »
Edmonde Charles-Roux,
de l’académie Goncourt.
« Hugo, Giono : tels sont les deux repères, si l’on veut situer Clavel. »
François Nourissier,
de l’académie Goncourt

« Qualité de l’émotion, conduite du récit, Bernard Clavel me rappelle les grands
Russes. »
André Maurois
« C’est l’écrivain prolétarien français qui a le mieux “réussi” ; c’est-à-dire qu’il a réussi la difficile équation d’être lu par des lecteurs qui appartiennent au même monde de la quotidienneté que les personnages de ses romans. »
Michel Ragon
« Bernard Clavel c’est, pour moi, un outil sentimental d’un usage robuste mais délicat. Un écrivain de valeur pure, comme je voudrais l’avoir été, un écrivain
peu intellectuel, mais en prise directe avec le mot humain : l’œuvre entière de Bernard Clavel est une victoire de la paysannerie lettrée. »
Pierre Mac Orlan.

« Clavel est le plus populaire et le plus prolixe de nos écrivains. Le plus aimé du grand public. Il incarne la France des apprentis contre celle des grandes
écoles. C’est un artisan des lettres. Le goût du travail bien fait est l’une des principales raisons de son succès. Mais aussi, son merveilleux talent de conteur. Clavel a le chic pour restituer
des mondes et des époques révolus. Là où tant d’autres tournent autour de leur nombril, lui raconte des histoires. Il ne faut pas aller chercher plus loin pour comprendre la faveur du
public. »
Sébastien Le Fol,
Le Figaro.

« Clavel est un raconteur d’histoires, un auteur dont on aimerait qu’il en annonce d’autres, des jeunes qui se mettraient, à leur tour, à se pencher sur ces gens de peu, ces gens de rien qui ont fait notre littérature avant de disparaître des livres. »
Christian Sauvage,
Le Journal du Dimanche.



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« Dans la belle langue simple et dure qui est la sienne, Clavel ne ménage personne. Parce qu’il respecte ses personnages, ces gens du peuple sans défense, il raconte sans fioritures. Sans trahir. » Dominique Mobailly, La Vie. |
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« Une énorme stature d’écrivain. » Françoise Xenakis. |






Nul mieux que Bernard Clavel ne sait communiquer les grands mouvements de la nature, ses splendeurs et ses secrets.|
Bernard Clavel sait faire parler les coeurs. Il semblait né pour nous conter ce Grand Nord où la vie de chaque jour est
encore une aventure. Avec Harricana commence une grande épopée qui vous envoûtera dès ses premiers frémissements. |









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Série La Grande Patience Robert Laffont - 1969 |
Série Les Colonnes du ciel Robert Laffont - 1985 (ISBN 2-221-04675-7) |
Série Le Royaume du nord Albin Michel - 1989 (ISBN 2-226-01983-9) |
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1- La Maison des autres, 1962 2- Celui qui voulait voir la mer, 1963 3- Le Cœur des vivants, 1964 4- Les Fruits de l'hiver, 1968 |
1- La Saison des loups, 1976, Robert Laffont 2- La Lumière du lac, 1977, Robert Laffont, dernière édition 1985 3- La Femme de guerre, 1978, Robert Laffont 4- Marie Bon pain, 1980, Robert Laffont, dernière édition 1985 5- Compagnons du Nouveau Monde, 1981, Robert Laffont, dernière édition 1985 |
1- Harricana 1983 2- L’Or de la terre 1984, Albin Michel 3- Miséréré 1985 4- Amarok 1987 5- L’Angélus du soir 1988, Albin Michel 6- Maudits sauvages 1989, Albin Michel |
Bernard Clavel a écrit de nombreux romans à partir de 1956 jusqu'aux années 2000 :
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L'Ouvrier de la nuit, Julliard, 1956 (Ou « Jura ») Robert Laffont, 1971 |
Pirates du Rhône, A. Bonne, 1957 Réédition chez Robert Laffont, 1974 |
Le Tonnerre de Dieu, 1958, Robert Laffont, adapté du livre Qui m'emporte. |
| L'Espagnol, 1959 | Malataverne, 1960, Robert Laffont | Le Voyage du père, 1965, Robert Laffont |
| L'Hercule sur la place, 1966, Robert Laffont | Le Tambour du bief, 1970 Robert Laffont | Le Seigneur du fleuve, 1972 Robert Laffont |
| Le Silence des armes, 1974 Robert Laffont | Tiennot ou l'île aux Biard, 1977 | |
| Quand j’étais capitaine, 1990 Albin Michel | Meurtre sur le Grandvaux, 1991 Albin Michel | La Révolte à deux sous, 1992 Albin Michel |
| Cargo pour l'enfer, 1993, Albin Michel | Les Roses de Verdun, 1994, Albin Michel | Le Carcajou, 1995 Robert Laffont |
| La Guinguette, 1997, Albin Michel | Le Soleil des morts, Albin Michel, 1998 | Les Petits Bonheurs, Albin Michel, 1999 |
| Le Cavalier du Baïkal, Albin Michel, 2000 | Brutus, 2001, Albin Michel | La Retraite aux flambeaux, Albin Michel, 2002 |
| La Table du roi, 2003, Albin Michel | Les Grands Malheurs, 2004, Albin Michel | La Peur et la Honte, Le Cherche Midi éditeur, 2005 |




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