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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 15:51
 















SONNET 18
Shall I compare thee to a summer's day?
Thou art more lovely and more temperate:
Rough winds do shake the darling buds of May,
And summer's lease hath all too short a date:
Sometime too hot the eye of heaven shines,
And often is his gold complexion dimm'd;
And every fair from fair sometime declines,
By chance or nature's changing course untrimm'd;
But thy eternal summer shall not fade
Nor lose possession of that fair thou owest;
Nor shall Death brag thou wander'st in his shade,
When in eternal lines to time thou growest:
So long as men can breathe or eyes can see,
So long lives this and this gives life to thee.

François-Victor Hugo (1828-1873) fils cadet de Victor Hugo. Partageant l'exil de son père à Guernesey, il se consacre à son oeuvre de traduction des oeuvres complètes de Shakespeare. Publiées de son vivant, ses traductions garderont jusqu'au XXème siècle toute leur valeur.
Les Sonnets de William Shakespeare, Traduits pour la premiére fois en entier par François Victor Hugo, Paris, Michel Levy Frères, 1857

Brian  Ferry : 

http://fr.youtube.com/watch?v=WHAw_QDtnmk

Les sonnets de Shakespeare, aussi appelés Les Sonnets, est le titre d'un recueil de sonnets écrits par William Shakespeare qui abordent des thèmes tels l'amour, le beau, la politique et la brièveté de la vie. Ils ont probablement été écrits sur plusieurs années. Les 154 poèmes figurent dans l'édition de 1609 intitulée SHAKE-SPEARES SONNETS ; ce recueil comporte 152 sonnets inédits et deux sonnets publiés en 1599 (n° 138 et 144) dans une anthologie intitulée Pilgrim le passioné.

Les conditions de la publication des Sonnets restent floues. Bien que cette œuvre fut écrite par Shakespeare, il n'est pas certain que l'éditeur, Thomas Thorpe ait utilisé le manuscrit de Shakespeare avec sa permission. Par ailleurs, le recueil est dédié à un certain «Mr. W.H.», décrit par l'éditeur comme «le seul qui engendra» les poèmes (the only begetter), mais on ne sait pas qui est cet homme. La dédicace mentionne le poète comme «vivant à jamais» (ever-living), une expression qui alimente la controverse autour de la paternité des œuvres de Shakespeare, parce que cet adjectif est utilisé pour les défunts. (Shakespeare lui-même l'utilise dans ce sens dans Henry VI, part 1 (IV, iii, 51-2) : Henry V, mort, est «[t]hat ever-living man of memory».) D'aucuns pensent que l'expression indique que le véritable auteur des Sonnets est mort en 1609, tandis que Shakespeare de Stratford vécut jusqu'en 1616. [1] Le débat est alimentée par la présence d'un trait d'union dans le nom de Shakespeare sur la première de couverture et en haut de chaque page du recueil.

Les 17 premiers sonnets sont écrits à un jeune homme et l'exhortent à se marier et à avoir des enfants.[2], afin de transmettre sa beauté à la prochaine génération. Ce sont les sonnets de la procréation. Cependant, la majorité des sonnets (18 à 126) sont écrits à l'attention d'un jeune homme et expriment l'amour du poète pour lui. Les autres sonnets (127 à 152) sont écrits à la maîtresse du poète et expriment son amour pour elle. Les deux sonnets finaux (153 et 154) sont allégoriques. La trentaine de sonnets finaux traitent de plusieurs problèmes, comme l'infidélité du jeune homme avec la maitresse du poète, la volonté de contrôler son propre désir de luxure, la critique accablée du monde, etc

Par Moicani - Publié dans : L'Odéonie
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